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NOUS VOULONS TOUT !
CONTRE LES PLANS D’AUSTERITÉ !

Le nouveau pape qui est venu ravaler la façade du catholicisme prêche l’austérité, préconise d’être de bons chrétiens qui se contentent de peu et observent les riches avec patience et piété. Les politiciens des pays les plus sévèrement touchés par la crise lancent des appels à faire un effort de plus pour la patrie et l’économie nationale. Dans les pays les plus stables, l’appel à l’austérité a pour but d’échapper à la disgrâce que connaissent les autres pays, poussant à travailler dans des conditions toujours pires tout en pointant les malheurs de l’armée de réserve de chômeurs et d’affamés dans cette région ou dans une autre. Les écologistes et les économistes (à moins que ne ce soient les mêmes ?) appellent à l’austérité et nous désignent comme coupables des catastrophes écologiques. Selon eux, nos habitudes anti-écologiques détruisent la planète, mais ils ne disent pas que ces habitudes sont la forme de vie imposée démocratiquement par la dictature capitaliste et que nos habitudes sont un grain sable dans le désert de ce mode de production et de reproduction qui s’oppose a la vie. Et ce qu’ils tentent avant tout d’occulter c’est que le seul moyen de stopper cette destruction planétaire, c’est de détruire cette société de mort soumise au taux de profit.

L’austérité est un appel à la protection du fragile équilibre de l’économie bourgeoise pour le bien de la nation, un appel pour éviter que les affrontements de classe ne s’approfondissent et ne deviennent plus violents, ridiculisant de la sorte les forces répressives de l’Etat ainsi que les gestionnaires de nos vies qui nous disent constamment que nous ne devons pas attaquer mais bien endurer : syndicats plus ou moins réformistes, partis de tous poils et toutes couleurs, groupuscules plus ou moins parlementaires, écologistes et autoproclamés philanthropes. Les appels à l’austérité visent à discipliner le prolétariat et à le faire collaborer avec ses exploiteurs, nous obligent à nous serrer encore plus la ceinture face aux miettes du triste banquet bourgeois. Mais le prolétariat… veut tout! Pour s’approprier de ce dont il a besoin et se débarrasser du reste.

Notre classe est déterminée historiquement par sa propre existence à assumer une lutte pour abolir toutes les conditions qui ont séparé l’être humain de ses moyens de vie, à imposer la société sans classes qu’elle porte en son sein, en renversant la tyrannie de la valeur en faveur des intérêts et des besoins de la vie. Les revendications que le prolétariat réalise (moins d’heures de travail, plus de moyens matériels pour satisfaire ses besoins, refus des sacrifices…) et qu’on tente de transformer en réformes (c’est à dire les détruire) sont les différents moments, les différents niveaux dans lesquels le prolétariat exprime sa tendance à revendiquer la totalité de la vie. Ce sont les moments de tout le processus historique dans lequel se développe le programme révolutionnaire du prolétariat, qui se dirige vers l’expropriation des expropriateurs en abolissant la propriété privée, le travail salarié et l’Etat, en s’appropriant tous les moyens de production et de reproduction de la vie, non pas pour les prendre tel quel et en faire usage car ces moyens ont été conçus par des critères de valorisation, mais bien pour les remettre en question dans
leur totalité, en rejetant tout ce qu’il faudra rejeter… En définitive, transformer toute la production matérielle de la vie pour faire une production véritablement humaine.

Prolétaires Internationalistes
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